Mon billet d'avion
Après un bref passage au salon du Tourisme début février nous en sommes repartis avec des billets d’avion et une réservation en pension de famille : destination l’Archipel des Gambier et plus précisément l’île de Mangareva.
J’aime d’emblée le nom, il m’inspire confiance et dépaysement. Une fois de retour à la maison, je prends le guide touristique pour faire connaissance avec cette nouvelle destination…La présentation me plait alors je vous la livre à l’identique ou quasiment.
" Pour trouver l’archipel des Gambier sur la carte de la Polynésie Française, il faut laisser glisser son regard au sud-est du document (cliquez sur la carte pour lire plus facilement!).
Ce sont les dernières terres habitées avant Pitcairn et l’île de Pâques, ces îles sont ancrées à 1650km de Tahiti. Les Gambier sont isolés et préservés, un condensé de la Polynésie. Dans un lagon de 90 km de circonférence, on trouve les quatre îles principales
- Mangareva
- Taravai- Aukena
- Akamaru
Carte des îles Gambier
plus une dizaine d’îlots et un certain nombre de motu. A cet ensemble il faut ajouter l’atoll inhabité de Temoe, à 45 km à l’est ». Cet atoll est très riche sur le plan archéologique, mais son accès est réservé aux navigateurs expérimentés. En effet, il n’y a pas de passe pour franchir la barrière de corail, il faut donc engager le bateau sur une vague et le laisser surfer au-dessus de la barrière de corail, ce qui n’est pas sans risque vous l’imaginez bien. Un peu plus tard je vous raconterai une anecdote livrée par notre guide durant le séjour.
Environ 1200 habitants vivent principalement de la perliculture au milieu de cet immense et magnifique lagon.
Pour l’histoire " l’archipel fut visité en 1797 par John Wilson (London Missionary Society) qui le nomma en hommage au protecteur de son expédition, l’amiral anglais Gambier, et baptisa le point culminant du nom de son navire, le Duff. Dix ans avant l’instauration du protectorat français, la première mission catholique de Polynésie, conduite par le père Honoré Laval, fut implantée à Mangareva en 1834 par la congrégation du Sacré-Cœur, dont on retrouve le symbole dans l’ensemble des églises de l’archipel – deux cœurs représentant ceux de Jésus et Marie –".
De plus, " l’histoire récente a laissé une maison nucléaire. Ce genre de grand hangar fut bâti pour protéger la population des Gambier au cas où les vents auraient poussé vers l’archipel les retombées radioactives des essais nucléaires aériens pratiqués entre 1966 et 1974 à Mururoa (atoll situé à environ à 400 km des Gambier) ". Les habitants ont été conduits dans cet "abris" à plusieurs reprises dans les années soixante.
Lors du démantèlement du hangar par l'armée, mais cela vous donne quand même une vague idée de son efficacité...
D’ailleurs des habitants de l’île sont encore chargés de récolter un certain nombre de denrées produites dans l’archipel pour les confier au laboratoire du CEP, afin qu’ils y soient analysés. Cette tâche se transmet de père en fils dans les familles. C’est, en autre, la charge de Tepano et de sa famille, qui a hérité cela de son père. A les écouter raconter cette période on se demande bien comment on a pu laisser faire autant d’essais aériens, dans des zones peuplées. Au cours de la conversation sur ce sujet j’ai eu honte pour la France. Et dire qu’il n’y a jamais eu aucune excuse et que l’État ne veut pas reconnaître les maladies de certains comme consécutives aux essais… enfin bref ce n’est pas une partie glorieuse de notre histoire. Ce qui est le plus surprenant c’est que les mangareviens que nous avons rencontrés n’expriment pas, du moins devant nous, de paroles négatives à ce propos. Bref il y aurait tant à dire mais ce n’est pas le sujet de ce billet.
Petit cadeau pour les amoureux de la géologie et des volcans (je pense surtout aux vulcanautes…), « les Gambier appartiennent à une chaîne volcanique longue de 1100 km qui se termine environ 80 km au SE de Pitcairn où se situe actuellement le point chaud sous-jacent. Il a donné naissance à de nombreux volcans sous-marins dont Pitcairn (formée en 0,9 et 0,5 Ma), les îles Gambier (âgées de 6,3 à 5,7 Ma), Mururoa et Fangataufa (dont les substrats volcaniques, connus du fait des essais nucléaires souterrains, sont âgés respectivement de 11,8-9,4 Ma et de 13,6-9,6 Ma). La plaque Pacifique se déplace ici d’environ 11cm/an par rapport à un point chaud de position fixe dans le manteau profond. Les Gambier représentent les sommets d’un seul très grand volcan, aujourd’hui presque entièrement submergé et noyé sous les calcaires coralliens. Les parties actuellement émergées sont des coulées de basalte empilées qui ne diffèrent guère les unes des autres que par leur teneur variable en grands cristaux d’olivine et de pyroxène. Elles sont parfois séparées par des niveaux de brèches et de retombées stromboliennes rouges ».
" Le climat tropical est ici atténué par la situation australe et par un alizé constant, ce qui vaut à l’archipel des températures plus douces voire fraîches en hiver " (n’oubliez pas les saisons sont inversées ici !), elles descendent parfois aux environ de 10°C en juillet / août. Ce fut très agréable de retrouver un peu d’air et de fraîcheur qui sont souvent absents à Papeete en ce moment. Les Gambier ont une heure de décalage avec Tahiti, lorsqu’il est 13h à Tahiti il est 14h aux Gambier. Après cette brève présentation de notre destination place désormais au récit de notre voyage.


il arrive l'épisode 2...J'attends
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