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lundi 24 août 2009

Hawaii : jour 2, route côtière de Puna

En ce véritable premier jour sur Big Island nous nous réveillons avec les bruits de la forêt tropicale humide. Le petit déjeuner du B&B est plutôt sympa, le muesli maison est un vrai délice. Nous ne savons pas encore vraiment quel est notre programme, mais nous devons avant tout nous rendre en ville pour acheter un adaptateur et changer de l'argent. Donc direction Hilo. Nous avons un peu de mal à trouver une banque et une petite frayeur qu'elle n'accepte pas les francs pacifique. Mais finalement c'est bon, cependant nous avons perdu au change, donc mémo pour la prochaine fois, changer notre argent avant de partir!
Nous quittons Hilo, et direction Puna pour explorer la route côtière. Nous avons un petit itinéraire conseillé par le B&B. Notre première escale se fait au bout de "Kahaikai blvd", nous sommes dans une zone à risque en cas de tsunamis. Des panneaux signalent l'entrée et la sortie de la zone. Nous en verrons plein d'autres au cours de notre périple. Il y a également des sirènes qui sont bien visibles. Au bout de cette rue, l'océan d'un bleu magnifique avec les rayons du soleil, le noir des coulées et le vert de la végétation. Sur ma route je croise une belle orchidée que voici... J'en verrais bien d'autres par la suite mais elles sont toutes plus jolies les unes que les autres.



Une rue attire aussi mon regard, une personne venue de métropole serait surement passée à côté en se disant que ces noms du Pacifique sont vraiment bizarres.



Mais il faut savoir qu'en Polynésie popaa, signifie "celui qui est blanc", donc pour nous c'est le français mais en fait c'est tout les blancs.Si vraiment ils veulent dire le "français" pour exprimer un sentiment négatif à notre égard, ils parleront plutôt de "farani". Mais cette Popaa Street m'a bien plu!!!
La côte est très sympa, c'est la première sortie en plein air de "Zigotto",(la 'tite crevure) que j'ai eu pour mon anniversaire et qui va devenir la mascotte de mon voyage, au grand dam de Samuel!





Samuel observe très attentivement la côte, en même temps les côtes rocheuses volcaniques c'est un peu son sujet de recherche! donc ça parait logique! (http://biocoast.blogspot.com/)




Ce qu'il me montre là, c'est la carcasse de deux cochons sauvages qui n'ont pas vu le précipice!!! je vous épargne la photo!

Tout comme sur Tahiti les Hibiscus sont de toutes les couleurs et leurs fleurs sont superbes



Nous continuons notre route, qui se transforme en une bonne piste non goudronnée et qui plonge au coeur de la forêt. Quelques kilomètres plus loin nous nous arrêtons pour essayer de gagner la côte, il semble y avoir un chemin et deux autres voitures sont garées sur le bas côté.

Nous le prenons. Il est très agréable. Nous arrivons sur la côte déchiquetée par les restes d'une coulée « a'a », qui doit dater de l'éruption de 1840 si ma lecture de carte est juste! Cette éruption a été très bien observée par les missionnaires et quelques scientifiques qui se trouvaient là à l'époque. Cette éruption est la première qui fut aussi documentée.

Il vaut mieux éviter de tomber ici, parce que la surface des blocs est totalement déchiquetée. Je marche doucement...

En descendant nous avons traversé dans un premier temps une forêt c'est une forêt d'Hau (Hibiscus tiliaceus), les racines et les troncs forment par endroit une jungle impénétrable. Nous pouvons rencontrer la même chose en Polynésie Puis en s'approchant du bord de mer les pandanus prennent le relais, c'est marrant avec leurs racines échasses et leur fruit qui ressemblent à des ananas!

Le long de la route la forêt tropicale humide avec sa canopée à une vingtaine de mètres de hauteurs, nous protège du soleil. Je suis face à l'application de ce que j'ai pu raconter pendant mes séances de Planète Observeur, c'est fantastique. Nous continuons notre route sur plusieurs kilomètres, des maisons spendides se dissimulent le long de la côte. Certaines sont plus belles que d'autres qui ressemblent plus à des cabanes de jardin. Je me dis que le pakalolo (marie-jeanne) doit être cultivé dans le coin, c'est tellement isolé et protégé par la couverture végétale des arbres...la forêt tropicale laisse place à des grandes allées de manguiers, pendant la saison ça doit être impressionnant. Mais aussi un peu dangereux pour les voitures, une mangue sur le pare-brise ou le toit!!!! c'est comme de la grêle!!!

Arrivés à Four Corner nous tournons à droite en direction d'un phare. Nous sommes à proximité de l'ancien village de Kapoho. Kapoho était un petit village d'agriculteur plutôt paisible jusque dans les années soixante. Seulement en janvier 1960, la déesse du volcan, Madame Pélée, en a décidé autrement. Elle a ouvert une fissure éruptive en plein milieu d'un champ de canne à sucre. La lave la plus fluide s'est écoulée en direction de l'océan et la lave la plus pâteusea pris la direction du village, enterrant des fermes à orchidées sur son passage. Deux semaines plus tard, cette même coulée a atteint le village et détruit près d'une centaine de maisons et commerces. En se dirigeant vers la mer au ca Kumukahi, la coulée s'est divisée en deux épargnant le phare qui se trouvait là. C'est le seul bâtiment de la commune à avoir résisté à cette éruption. Les anciens de la région racontent que le gardien du phare a offert un repas à Pélée, qui est apparue sous la forme d'une vieille dame à la porte du phare, la veille du désastre. Le gardien ayant répondu favorablement à la requête de Madame Pélée, son phare a été épargné. Cette histoire n'est pas le seule exemple dans les pays volcaniques, où l'on ne peut expliquer pourquoi une chose plutôt qu'une autre a résisté au volcan. Aujourd'hui il ne reste plus rien du phare si ce n'est un pylone métallique. C'est un peu dommage mais ça coûte moins cher qu'un phare avec une habitation même s'il est automatisé.




Nous marchons sur la coulée pour atteindre la côte, et les figures sont magnifiques. Enfin, je peux comprendre que cela ne représente pas grand chose si ce n'est de vulgaires cailloux pour vous...Veuillez m'excuser d'avance parce que vous allez en voir encore plein de ces cailloux dans les prochains articles. Et encore, c'est Samuel qui avait l'appareil photo donc...








L'entrée d'un petit tunnel de lave


Des cairns marquent le chemin, et au bord de la côte un petit monument a été monté en l'honneur de la déesse probablement.


La côte est déchiquetée et attaquée par les vagues. Nous sommes au Cap Kumukahi.
Cette partie de la côte est riche en olivine, je trouve d'ailleurs des galets avec de gros cristaux et du sable noir aussi relativement riche en olivine.


Olivine (3-4 mm de longueur)

Nous continuons notre route et nous prenons la direction des "tide pools" sortent de piscines naturelles en bord de mer. Nous avons un peu chaud et le lieu est réputé pour le snorkeling. Nous nous mettons à l'eau, qui nous parait relativement fraîche mais au final elle devait être à 25°C environ. Il y a peu de poissons mais les specimens que nous rencontrons sont gros. En particulier un poisson lézard qui doit faire environ 35cm! et puis surtout nous découvrons les oursins crayons rouge qui sont magnifiques. En Polynésie, nous en avons des verts et des violets mais pas de rouge! c'est trop beau!





Je n'ai pas d'appareil pour la faune et la flore sous marine alors il faudra vous contenter de mes explications! hi hi hi.
Après cette baignade bien agréable, nous nous dirigeons vers la fin de la route pour prendre notre repas. Nous retournons au même snack qu'hier. Je change mon burger mais celui d'hier était meilleur! Un car arrive et déverse son flot de touristes! Certains n'ont pas le courage de marcher jusqu'à la coulée et viennent donc s'attabler!
Nous avons entendu qu'on pouvait observer l'entrée de la lave au bout de la route. Nous y partons donc... Des tas de panneaux nous mettent en garde sur la dangerosité de pénétrer dans cette zone. Nous hésitons puis plusieurs voitures, du même gabarit que la notre s'engagent, nous les suivont.... Mais cette aventure fera l'objet d'un prochain article... Patience...




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