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vendredi 3 avril 2009

Petit tour de l'île avec notre premier hôte : Stan

Il y a maintenant 2-3 semaines nous avons reçu notre premier hôte venu de la métropole, Stan, un copain de classe de Samuel. Samuel avait créé pour l'occasion sa première courronne de fleur maison.



Stan et sa couronne de fleur, le lendemain de son arrivée!

Sa découverte de la Polynésie a majoritairement concerné les fonds sous-marins mais nous avons tout de même fait une petite journée le long de la côte ouest de Tahiti jusqu'à Tautira... en voici le récit en images

Le Marae Arahurahu :
un marae quézaco?
En Polynésie, à l'époque des premiers contacts avec les européens, "marae" avait un sens restreint. Il désignait l'espace consacré à des activités socio-religieuses ou cérémonielles. Le terme "marae" fut traduit par les premiers navigateurs par le mot "temple" cependant, il était bien plus qu'un centre d'activité religieux. Il était également le lieu d'une vie sociale et politique intense.

Dans la société polynésienne traditionnelle, le marae occupait plusieurs fonctions :

- religieuse : c'était un lieu de culte où les prêtres (tahu'a) assuraient le service religieux.

- politique : tous les gouvernements devaient avoir un marae, lieu de consultation des chefs

- sociale : symbole d'une chaîne généalogique, il indiquait la position sociale. Plus un marae était ancien et important, et plus les ayant droits étaient d'un rang élevé.

- foncière : le nom du marae était toujours placé avant le nom d'un propriétaire. Il indiquait non seulement le rang mais servait de titre de propriété.

Le marae était un enclos de forme rectangulaire dont les murs de pierres entouraient un "autel" (ahu). Des pierres dressées servaient à la fois de reposoir aux ancêtres ou aux Dieux, et de dossiers aux officiants. Plusieurs décorations cernaient l'enclos, comme les "unu" (sculptures en bois ornées de motifs géométriques).

L'organisation d'un marae

La marae Arahurahu à Paea


Sculpture devant le "Fare ia mahana"(la maison des trésors sacrés (tambours, nattes, vêtements des prêtres, …)).

Un ti'i devant le marae (ti'i ou tiki, c'est la représentation d'un dieu sculptée dans la pierre ou dans le bois)

Stan et moi

Après notre passage au marae nous nous sommes arrêtés aux grottes de Maraa. Les grottes de Maraa présentes une source d'eau douce liée à des infiltrations permanentes le long et au sein de paroi rocheuse (roches volcaniques). Autour de ces grottes le territoire et la municipalité de Paea ont aménagé un petit jardin très agréable par la fraîcheur qui s'en dégage et par son agencement.

De là un petit arrêt le long de la route vers Papara pour montrer ce qu'est un motu à notre visiteur... (en fait c'est, en gros, l'île déserte de Robinson et Vendredi, ou alors l'île déserte que l'on dessine quand on est petit, du sable et des palmiers...)

Puis direction Tautira. Notre heure tardive de départ ne nous permet pas d'aller sur le plateau de la presqu'île... nous ne pouvons pas tout faire...C'est donc la tombée de la nuit sur Tautira que nous verrons, avec de belles images d'un entrainement de va'a, la pirogue polynésienne.

Moyen de transport des va'a, spécialement adapté, avec un emplacement pour le flotteur.


Sources :

http://www.itereva.pf/etablissements/colhuahine/travaux_eleves/idd_marae/marae.htm

http://www.abcdaire.netfenua.pf/themes/marae/

http://www.tahitiheritage.pf/fiche-Marae+Arahurahu-23997.htm

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