Phrase du moment


Il est des personnes dont le soutien et l'attention vous est indispensable mais qui l'ignore la plupart du temps.....pour ces aides de l'ombre si précieuses: tout simplement merci!

vendredi 27 février 2009

Vacances au bout du monde : l'Archipel des Gambier (Episode 1 : "la plage des douzes apôtres", Mardi 17 février 2009)

Commençons par le vol aller. Décollage à 5h 40 au matin du mardi 17 février, le réveil si tôt est un peu dur mais pour les vacances on accepte plus facilement de se lever tôt ! Une escale est prévue à Hao. Temps de vol : environ 5h30. L’avion est presque plein, vacances scolaires obligent. Nous faisons connaissance avec madame de Maire des Gambier. Le vol se passe sans problème, nous survolons les atolls de Makemo et Marutea

Comme prévu la climatisation tourne à fond pendant le vol, heureusement cette fois-ci nous avions prévu une veste et un pantalon. En plus, comme c’est plus lourd ça nous évitait de les mettre dans nos bagages en soute.

Nous atterrissons sur un atoll juste assez large pour la piste. Il a été construit par les militaires, du temps du CEP, et la piste peut accueillir les gros porteurs de l’armée ainsi que des avions de classe internationale. Aujourd’hui un bâtiment permet de se mettre à l’abri du soleil en attendant la navette, le Tokani, qui nous mène à la destination tant convoitée : Mangareva !


D’ores et déjà les paysages aperçus lors de l’atterrissage tiennent leur promesse, de la verdure, des îles hautes et échancrées, un lagon immense aux infinies nuances de vert bleu… Tout le monde semble se connaître et c’est bien agréable. Nous prenons contact avec Tepano, que connaît bien un collègue de Samuel, rendez-vous est pris pour une découverte des îles sur son bateau.

Le transfert jusqu’à Rikitea, chef-lieu de Mangareva se passe sans souci, le soleil et le vent nous réveillent de notre torpeur, au passage nous apercevons les bouées de surface qui marquent l’emplacement des fermes perlières. Nous sommes conduits à la pension qui se situe sur les hauteurs du village où nous sommes accueillis par Bianca et ses couronnes de fleurs très colorées et odorantes (Photos).

Nous logeons à l’étage de la maison principale, une petite chambre avec vue sur le jardin et sur une partie de la baie de Rikitea.

Un repas nous est servi avec une présentation de l’île et des activités proposées. Après un bref changement vestimentaire destination la plage des douze apôtres.

Sur notre route nous passons devant le cimetière dont les tombes blanches me rappellent de lointains souvenirs rétais.

Le mausolée de Maputeoa fait face au cimetière (photo).

"Maputeoa était le roi des Gambier. Après avoir abandonné ses dieux et reçu le baptême du temps de la mission de Laval, sous le nom de Gregorio, il s’intégra à l’ordre nouveau et en profita. A sa mort on lui fit édifier cet imposant mausolée", qui peut être confondu de loin avec une chapelle classique. Puis vient le bâtiment de la station météorologique avec ses instruments de mesure.

Quelques maisons sont installées sur de grands terrains, l’une d’entre elles retient notre attention de par sa haie de fleurs magnifiques aux couleurs chatoyantes (photos).


Après le couvent que nous irons voir au retour, la descente vers la plage commence. Une vieille bâtisse en pierre tombe en ruine sur un terrain privé gorgé de pamplemoussiers et de fruitiers. Encore une trace du passage des missionnaires (photo).

Tout le long de la descente nous sommes surpris par l’abondance de fruits (citrons, bananes, pamplemousses, mangues, fruits de la passion….). En bas de côte, la plage n’est plus très loin, mais nous avons oublié les consignes de Franck, doit-on prendre à droite ou à gauche ? on essaye à droite, un énorme molosse en liberté se met à aboyer au loin, nous rebroussons chemin. Ce sera donc à gauche, nous passons dans une propriété, avec une splendide maison en construction, pas de chien, personne, on traverse, pour finalement atteindre la plage. Une petite plage de sable blanc dont la couleur est relevée par le noir du substrat volcanique. L’eau est chaude et d’un joli bleu. Équipés de palmes, masque et tuba, nous commençons notre exploration. L’eau est trouble et la visibilité pas terrible mais bon, nous observons quelques beaux spécimens de nasons et les coraux sont très beaux et grands par rapport à Tahiti. Plus nous nous éloignons de la côte plus l’eau devient claire, mais nous sommes bloqués dans notre avancée, le platier est trop près de la surface nous ne pouvons plus aller plus loin sous peine d’endommager les corail et la flore ainsi que nos genoux !!!. Demi-tour, au passage nous rencontrons un grand nombre de labres que nous n’avons jamais observé sur Tahiti ou à Rangiroa, souvent de grandes tailles. Les poissons perroquets sont aussi immenses (40-50 cm).

Quelques photos plus tard (photo),

le retour vers la pension s’annonce. Un arrêt vers les ruines de l’ancien couvent (photo), construit il me semble par les sœurs de Cluny, nous permet d’observer le Reva, un arbre qui pousse beaucoup sur l’île et qui serait pour certains à l’origine du nom de Mangareva qui signifierait alors « la montagne –manga – où pousse le reva ». Pour d’autres manga signifie bien montagne mais reva évoque plutôt l’irréalité ; Mangareva voudrait alors dire « montagne flottante ».

En fin de journée après une bonne douche nous descendons au village pour rencontrer Tepano. Sa maison est juste en face du quai. Il est parti à la pêche nous rencontrons sa femme, Hélène, une petite bonne femme, adorable et toujours souriante. Elle nous propose de partir à la découverte des îles du lagon dès le lendemain avec Tepano. Elle nous confirme tout cela par téléphone au retour de Tepano de la pêche. Retour à la pension pour un excellent et très copieux repas. RDV est pris pour le lendemain 8h avec Tepano. Les autres pensionnaires iront découvrir les îles aussi mais avec la pension. Au moment de sombrer dans les bras de Morphée, le silence est apaisant et reposant par rapport au fond sonore toujours présent à Tahiti. Le sommeil ne tarde pas à avoir raison de nous, il faut dire que depuis 4h30 ce matin cela fait une bonne journée.

mercredi 25 février 2009

Vacances au bout du monde : l'Archipel des Gambier (Présentation)

"L’archipel des Gambier est certainement le plus envoûtant de la Polynésie française. Perdues au milieu du Pacifique, ses îles représentent la dernière escale avant l’Amérique du sud et les îles de Pitcairn et de Pâques ".

Mon billet d'avion

Après un bref passage au salon du Tourisme début février nous en sommes repartis avec des billets d’avion et une réservation en pension de famille : destination l’Archipel des Gambier et plus précisément l’île de Mangareva.


J’aime d’emblée le nom, il m’inspire confiance et dépaysement. Une fois de retour à la maison, je prends le guide touristique pour faire connaissance avec cette nouvelle destination…La présentation me plait alors je vous la livre à l’identique ou quasiment.

" Pour trouver l’archipel des Gambier sur la carte de la Polynésie Française, il faut laisser glisser son regard au sud-est du document (cliquez sur la carte pour lire plus facilement!).

Ce sont les dernières terres habitées avant Pitcairn et l’île de Pâques, ces îles sont ancrées à 1650km de Tahiti. Les Gambier sont isolés et préservés, un condensé de la Polynésie. Dans un lagon de 90 km de circonférence, on trouve les quatre îles principales

- Mangareva

- Taravai
- Aukena
- Akamaru

Carte des îles Gambier

plus une dizaine d’îlots et un certain nombre de motu. A cet ensemble il faut ajouter l’atoll inhabité de Temoe, à 45 km à l’est ». Cet atoll est très riche sur le plan archéologique, mais son accès est réservé aux navigateurs expérimentés. En effet, il n’y a pas de passe pour franchir la barrière de corail, il faut donc engager le bateau sur une vague et le laisser surfer au-dessus de la barrière de corail, ce qui n’est pas sans risque vous l’imaginez bien. Un peu plus tard je vous raconterai une anecdote livrée par notre guide durant le séjour.

Environ 1200 habitants vivent principalement de la perliculture au milieu de cet immense et magnifique lagon.

Pour l’histoire " l’archipel fut visité en 1797 par John Wilson (London Missionary Society) qui le nomma en hommage au protecteur de son expédition, l’amiral anglais Gambier, et baptisa le point culminant du nom de son navire, le Duff. Dix ans avant l’instauration du protectorat français, la première mission catholique de Polynésie, conduite par le père Honoré Laval, fut implantée à Mangareva en 1834 par la congrégation du Sacré-Cœur, dont on retrouve le symbole dans l’ensemble des églises de l’archipel – deux cœurs représentant ceux de Jésus et Marie –".

De plus, " l’histoire récente a laissé une maison nucléaire. Ce genre de grand hangar fut bâti pour protéger la population des Gambier au cas où les vents auraient poussé vers l’archipel les retombées radioactives des essais nucléaires aériens pratiqués entre 1966 et 1974 à Mururoa (atoll situé à environ à 400 km des Gambier) ". Les habitants ont été conduits dans cet "abris" à plusieurs reprises dans les années soixante.

Lors du démantèlement du hangar par l'armée, mais cela vous donne quand même une vague idée de son efficacité...

D’ailleurs des habitants de l’île sont encore chargés de récolter un certain nombre de denrées produites dans l’archipel pour les confier au laboratoire du CEP, afin qu’ils y soient analysés. Cette tâche se transmet de père en fils dans les familles. C’est, en autre, la charge de Tepano et de sa famille, qui a hérité cela de son père. A les écouter raconter cette période on se demande bien comment on a pu laisser faire autant d’essais aériens, dans des zones peuplées. Au cours de la conversation sur ce sujet j’ai eu honte pour la France. Et dire qu’il n’y a jamais eu aucune excuse et que l’État ne veut pas reconnaître les maladies de certains comme consécutives aux essais… enfin bref ce n’est pas une partie glorieuse de notre histoire. Ce qui est le plus surprenant c’est que les mangareviens que nous avons rencontrés n’expriment pas, du moins devant nous, de paroles négatives à ce propos. Bref il y aurait tant à dire mais ce n’est pas le sujet de ce billet.

Petit cadeau pour les amoureux de la géologie et des volcans (je pense surtout aux vulcanautes…), « les Gambier appartiennent à une chaîne volcanique longue de 1100 km qui se termine environ 80 km au SE de Pitcairn où se situe actuellement le point chaud sous-jacent. Il a donné naissance à de nombreux volcans sous-marins dont Pitcairn (formée en 0,9 et 0,5 Ma), les îles Gambier (âgées de 6,3 à 5,7 Ma), Mururoa et Fangataufa (dont les substrats volcaniques, connus du fait des essais nucléaires souterrains, sont âgés respectivement de 11,8-9,4 Ma et de 13,6-9,6 Ma). La plaque Pacifique se déplace ici d’environ 11cm/an par rapport à un point chaud de position fixe dans le manteau profond. Les Gambier représentent les sommets d’un seul très grand volcan, aujourd’hui presque entièrement submergé et noyé sous les calcaires coralliens. Les parties actuellement émergées sont des coulées de basalte empilées qui ne diffèrent guère les unes des autres que par leur teneur variable en grands cristaux d’olivine et de pyroxène. Elles sont parfois séparées par des niveaux de brèches et de retombées stromboliennes rouges ».

" Le climat tropical est ici atténué par la situation australe et par un alizé constant, ce qui vaut à l’archipel des températures plus douces voire fraîches en hiver " (n’oubliez pas les saisons sont inversées ici !), elles descendent parfois aux environ de 10°C en juillet / août. Ce fut très agréable de retrouver un peu d’air et de fraîcheur qui sont souvent absents à Papeete en ce moment. Les Gambier ont une heure de décalage avec Tahiti, lorsqu’il est 13h à Tahiti il est 14h aux Gambier. Après cette brève présentation de notre destination place désormais au récit de notre voyage.

lundi 16 février 2009

Les journées de la pêche et de l'aquaculture

Ia Orana,

Depuis une quinzaine de jours j'ai travaillé bénévolement à l'organisation des 1ères Journées de la Pêche et de l'Aquaculture sur le port de Papeete qui ont eu lieu du 11 au 14 février 2009. J'ai collaboré avec le personnel du ministère de la mer, sous l'autorité de Monsieur le Ministre Temauri Foster.


Discours d'ouverture par l'ex ministre de la Mer, Temauri Foster, la cérémonie d'ouverture a eu lieu le jour de l'election du nouveau président à l'Assemblée, donc pas d'officiels...

J'ai rencontré aussi le personnel de la coopérative maritime des pêcheurs hauturiers de Polynésie Française. Mes missions ont surtout été administratives avant les journées et un peu plus actives pendant les journées. Tout d'abord l'affiche de ces journées!



Ensuite sur les trois jours de salon, le dernier étant réservé au concours de pêche et au bal, je me suis occupée des visites de thonier, que ce soit pour le grand public ou les scolaires. Un monde nouveau pour les thoniers, mais j'ai rapidement compris le fonctionnement. Et de vieux souvenirs de visites guidées et d'hôtesse d'accueil me sont revenus en tête. Ce fut très intéressant, j'ai même du prendre le micro de temps en temps. Chaque jour était organisé un concours de filetage, de découpe du poisson, les fileteurs étaient évalués sur des critères de vitesse, de perte et de qualité de découpe. C'est très impressionnant, certaines équipes n'ont mis que 1 minute 31 secondes pour lever les filets et les découper, en partant d'un thon de 20 kg environ... pas mal!
voici les images...

La pesée


Un thon de 20,65 kg...


Le voilà prêt à être découpé




La première partie est enlevée


la même étape d'un peu plus près


Et voilà le fileteur, pour l'anecdote ce fileteur a fait tombé son couteau à terre le 2e jour du concours, et contre toutes attentes il a pris le temps d'aller rincer son couteau, son responsable était très fière de lui. Ils ont perdu environ 30s mais aurait mérité un prix spécial pour ce respect de l'hygiène, parfois dur à ancrer dans les mentalités ici.


la pesée des filets


et les déchets, ils seront aussi pesés.

et enfin les journées se sont cloturées par un bal, le samedi 14 février sur le port de pêche. Au menu, les sept plats impériaux chinois...délicieux surtout le poulet citron et le sashimi! Malheureusement mon appareil photo était resté à la maison...
Par contre à travailler dehors sans forcément prendre garde je me suis retrouvée rouge comme une tomate le deuxième jour, faut dire que j'avais pas trop eu le temps de rester à l'ombre...

A la prochaine pour de nouvelles aventures.